Sept mythes communs sur les diamants par Tom Chatham

#1 : les diamants prennent des milliards d’années pour se former

Les diamants ne prennent pas « des milliards d’années pour se former ou cristalliser » dans la terre. Cette déclaration n’est certifiée par aucun scientifique. Chaque cristal a une vitesse de croissance optimale, qui peut être ralentie et/ou accélérée. Un argument convaincant contre ce « milliard d’années pour se former » : les conditions stables et cohérentes où les diamants se créent, à plus de 200 kilomètres sous terre dans le manteau terrestre.
Il est prouvé qu’en laboratoire nous cultivons le diamant en seulement quelques jours en recréant ces conditions de formation : haute pression/haute température, ce qu’il le fait paraître moins réel, moins romantique que le diamant minier mais tout aussi semblable.

#2 : le processus de Kimberley garantit des diamants non issus de zone de conflits

Le processus de Kimberley a été un échec lamentable. Étant donné qu’il est presque impossible pour les agents des douanes d’identifier l’origine du diamant brut, ceux issus de zones de conflit sont simplement envoyés dans différents pays et sont déclarés provenir de ces endroits.

IDEX Magazine a souligné cela il y a des années lors de rapports sur le trafic de diamants bruts.
Dubaï est répertorié comme l’un des principaux exportateurs de diamant du monde, mais aucun diamant n’y est trouvé ! Ils sont expédiés là-bas, avec un certificat en règle et réexpédiés aux tailleurs dans le monde entier.
Devinez pourquoi les producteurs ne veulent pas vendre leurs diamants dans leur emplacement d’origine ? Parce que beaucoup de leurs diamants proviennent de zones de conflit en Afrique.

#3 : les diamants naturels ont de la valeur mais les diamants de laboratoire non.

97% de tous les diamants miniers sont en dessous de 18ct à l’état brut, selon le magazine IDEX. Après la taille, cela signifie que 97% de tous les diamants miniers sont sous 10ct chacun. L’histoire a montré que même les diamants « rares », ceux de plus d’un carat et de couleur « D », et « impeccables » sous une loupe X10 ils ne justifient pas leur valeur. En 1980, cette pierre était vendue pour 65000 $/carats. Aujourd’hui ? Environ $20 000.
Cette histoire « d’investissement » commence à refaire surface. Toutefois, parce qu’il n’existe pas de marché secondaire légitime, organisé, pour vendre des diamants ou même des diamants de qualité (même un certificat du GIA est seulement une opinion) la SEC (Commission de sécurité et d’échange) a rendu illégal de les vendre comme un bon « investissement ». Acheter une pierre dans un magasin de détail et sa valeur baisse à la revente de 50 à 75%.

#4 : les diamants cultivés en laboratoire n’ont pas de valeur de revente parce qu’ils sont fabriqués dans une usine.

Les diamants cultivés en laboratoire sont relativement nouveaux sur le marché et doivent donc trouver leur place dans la chaîne de revente. Cependant Chatham a créé des émeraudes et des rubis qui ont une histoire de 50 ans et une valeur à la revente.
En outre, la machinerie nécessaire pour reproduire les conditions du manteau terrestre est très chère, chaque presse coûte entre 500 000$ et 1 million $ chaque plus l’infrastructure.
Les diamants naturels sont « gratuits »… vous pouvez simplement les ramasser sur le terrain dans certains domaines, mais toute la « valeur ajoutée » vient des frais de marketing. En moyenne, le diamant naturel coûte 200 USD par carat à la mine ! Pas si cultivé en laboratoire. Nous avons chacun notre propre coût initial.

#5 : les diamants cultivés en laboratoire s’obtiendront moins cher et finiront comme le CZ qui se vend maintenant à quelques centimes par carat

Contrairement au CZ, qui est très facile à produire, il y a environ 5 entreprises dans le monde avec le savoir-faire, le capital et l’expérience pour être en mesure de faire des diamants gemmes taillés

#6 : les diamants cultivés en laboratoire sont « artificiels », pas de véritables diamants, mais juste des « synthétiques » ?
L’industrie du diamant a essayé de réécrire la science en nous appelant « Artificielle ». Est-ce qu’une orchidée cultivée en serre est moins « réelle », qu’une orchidée sauvage cultivée dans la jungle. Notre environnement est fait par l’homme et contrôlé, mais la nature met toujours la structure atomique, ou dans le cas des orchidées, la structure cellulaire. Idem pour les diamants cultivés en laboratoire. 99,995% carbone, même dureté, mêmes propriétés optiques, même structure. Il ne peut pas être « presque » un diamant. Il en est un ou pas !
L’industrie du diamant naturel a peur que les diamants cultivés en laboratoire ne la pénalisent. On en doute. Nous n’avons pas affecté le commerce d’émeraude ou celui de rubis avec nos pierres de synthèse seulement élargit ces deux marchés.

#7 : s’ils sont identiques, comment peut-on les identifier ? Quelle est la différence ?

Le diamant est le seul bijou fait d’un seul élément. Il est typiquement 99,995% de carbone. Les autres .005% peuvent inclure un ou plusieurs oligo-éléments azote, bore…, qui sont des atomes qui ne font pas partie de la chimie essentielle du diamant, cela permet d’identifier son origine. Le diamant cultivé en laboratoire est identique à un diamant naturel, mais il procède des inclusions types reconnaissables.

Tom Chatham

https:/www.chathamcom/
Tom Chatham a rejoint son père en 1965, au Chatham reserch Laboratory. Son père, Carroll Chatham, était un pionnier de la cristallerie. Tom a participé à la première recherche de Ruby Flux method suivie par la creation de nombreuses couleurs de saphir et d’alexandrite. En 1993, Tom Chatham créait Gems Inc. Il a annoncé l’introduction de diamants de synthèse. Les diamants blancs ont été réalisés et présentés au Salon JCK 1996 de Las Vegas, suivis des diamants roses, jaunes et bleus. Tom est maintenant le PDG de la société, employant plus de 300 personnes dans le monde entier.

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